Contrairement aux lacs de Lacanau, d'Hourtin, ou de Cazaux, qui sont d'un accès aisé, et près desquels règne souvent l'agitation de notre civilisation moderne, l'étang de Cousseau fait figure d'un sanctuaire isolé dont la découverte nécessite quelques efforts. Ce recours imposé au vélo ou à la marche à pied, par ailleurs seule autorisée sur une grande partie du site, permet sans doute mieux que tout autre moyen de locomotion de ressentir les
distances et de percevoir la diversité des milieux naturels qui s'égrènent le long du parcours.
Ainsi, à mesure que le chemin se déroule, le promeneur doit tout d'abord se faufiler dans de riches sous-bois tapissés de mousse, et dominés par le pin, le chêne vert, l'arbousier, la fougère aigle et le houx. Puis la route s'éclaire, les dunes boisées s'étalent jusqu'au lointain, et se sont les ajoncs, les genêts ou la bruyère sauvage qui accompagnent longuement le visiteur. Mais soudain, en l'espace de quelques pas, le décor se transforme à
nouveau, annonçant la présence toute proche de l'eau. Les bouleaux et les saules dominent à présent entièrement le sentier escarpé qui descend jusqu'aux rives de l'étang où, à cet endroit seulement, ils céderont la place à l'osmonde royale et aux roseaux. Enfin, l'étang lui-même se découvre, parfois tapissé de nénuphars jaunes ou blancs, et les marais de Talaris dessinent un arrière plan inaccessible qui s'étend vers l'horizon. |