(2) Indication Géographique Protégée
(3) Appellation d'Origine Protégée
(4) Appellation d'Origine Contrôlée


(5)
Fixation des larves d'huîtres sur les collecteurs, généralement des tuiles "chaulées".
(6) Nom donné aux larves d'huîtres que les ostréiculteurs cherchent à fixer sur les collecteurs.
(7) Opération consistant à décrocher les jeunes huîtres de leur support. |
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Le souci de préservation de l'écosystème et celui de la qualité de la production sont-ils omniprésents dans les activités de la Section Régionale ?
Absolument ! ce sont des préoccupations constantes, car la survie de l'ostréiculture est indissociable de la préservation du milieu et de l'écosystème du Bassin d'Arcachon.
Quant à la qualité de la production, la Section Régionale mène actuellement une double démarche dont l'objectif est, d'une part, d'obtenir une certification du produit - afin que n'importe quel produit ne puisse pas se vendre sous
l'appellation "Arcachon Cap-Ferret" - et d'autre part, de voir peut-être également cette production obtenir une reconnaissance type IGP(2), AOP(3) ou AOC(4) avec une connotation géographique spécifique. Dans l'avenir, le consommateur pourra ainsi
identifier la production, et en achetant une huître "Arcachon Cap-Ferret, il saura clairement ce qu'il a dans son assiette.
D'autres activités que vous souhaiteriez préciser ?
Oui, au moins deux. Tout d'abord, au travers de la Section Régionale, nous participons activement à une interprofession nationale qui se retrouve au sein du comité interprofessionnel de la conchyliculture. Ensuite, nous intervenons également sur la mise en place d'un groupement d'employeurs, lequel doit permettre d'éviter les abus qui ont pu être parfois constatés. Cela devrait également favoriser l'émergence de règles
de travail plus claires et plus transparentes.
Les présentations étant faîtes, pouvez-vous à présent nous brosser un tableau de la situation actuelle de l'ostréiculture sur le Bassin d'Arcachon ?
Cette situation est aujourd'hui un peu délicate, voire tendue.
Il y a tout d'abord des tendances de fond. Si l'on regarde en effet la courbe d'évolution du nombre d'ostréiculteurs sur le Bassin d'Arcachon, on constate indiscutablement une perte importante d'entreprises depuis quelques années.
Pour quelles raisons ?
Généralement, on met en corrélation l'obligation de mise aux normes, notamment européennes, avec cette diminution du nombre des ostréiculteurs. Il est vrai qu'un peu par tradition, de très nombreux ostréiculteurs exerçaient leur activité au sein de petites structures de production, et que sans doute certains n'ont pas pu supporter les investissements nécessaires à la mise aux normes des cabanes qui
servent de chantiers de tri.
Mais d'autres éléments peuvent sans doute être également avancés.
Lesquels ?
Et bien l'on constate par exemple que si certains ostréiculteurs continuent de procéder au captage(5) et à l'affinage de leur production sur le Bassin d'Arcachon, le grossissement des huîtres s'effectue en revanche sur d'autres sites, notamment en Bretagne et en Normandie.
Pourquoi une telle "délocalisation" ?
L'un des handicaps du Bassin d'Arcachon constitue également son premier atout : la possibilité d'avoir du naissain(6) à l'intérieur du Bassin. Cela peut-être un handicap dans la mesure où le naissain se fixe aussi sur les huîtres en production. Dans ce cas, il est nécessaire de retravailler les huîtres de façon à détroquer(7) le naissain qui s'y est fixé. Il en résulte un surcoût de main d'oeuvre au niveau de la production.
A l'identique, le naissain a tendance à se fixer sur les chantiers - les tables ostréicoles - et les opérations de nettoyage qui en découlent constituent autant de surcoût. Ces problèmes se posent avec beaucoup moins d'acuité sur les sites normands ou bretons où les prix de revient obtenus sont ainsi bien inférieurs à ceux que l'on constate sur le Bassin d'Arcachon. |