Le naissain : cuvée 1999


Sur l'ostréiculture (histoire, technique...), voir également les pages de présentation du Bassin d'Arcachon ]

Ce mini-interview, réalisé le 16 septembre 1999, complète celui que nous avait accordé il y a quelques mois Monsieur Jean-Charles Mauviot, Directeur de la Section Régionale Conchylicole "Arcachon-Aquitaine" sur l'ostréiculture et le Bassin d'Arcachon.

Lors de notre précédent entretien, vous aviez mis l'accent sur l'importance que revêtirait la campagne de captage du naissain de l'été 1999 pour l'avenir de l'ostréiculture arcachonnaise. Nous sommes à la mi-septembre, est-il possible de dresser un premier bilan ?

Et bien il y a eu beaucoup de naissan cette année, et donc énormément de captage.

Les ostréiculteurs sont donc soulagés ?

Pas vraiment, car il est fort possible que cette pléthore de naissain ne soit pas non plus très profitable aux ostréiculteurs.

Il y a eu en effet énormément de captage sur le Bassin cette année, mais également sur le site de Marennes, en Vendée. Or même si ce naissain ne sera disponible sur le marché qu'au début de l'année 2000, et qu'il ne faut pas oublier d'ici là les risques liés à la présence des prédateurs ou ceux tenant à la météo, comme les risques de tempêtes par exemple, cette abondance que nous connaissons aujourd'hui inquiète légitimement les ostréiculteurs qui pratiquent également le négoce du naissain ; ce qui est d'ailleurs le cas de presque tous les ostréiculteurs arcachonnais.

Quelles seraient les conséquences si, au début de l'année prochaine, la majeure partie de ce naissain avait cependant survécu ?

Les données sont simples ; on estime que le marché national doit pouvoir absorber entre 3 et 4 milliards de naissain, et aujourd'hui on peut estimer le stock en place entre 30 et 40 milliards ! Les risques d'un effondrement total des prix, et donc du marché, ne sont de ce fait pas totalement à exclure.

Le "salut" ne dépend-t-il pas, là encore, du nécessaire renforcement de l'organisation de la profession, thème qui vous tenait très à coeur lors de notre précédent entretien ?

Tout à fait ! Une bonne gestion de ce type de situation dépend en grande partie de la volonté de la profession de s'organiser au niveau national. Mais il nous reste encore beaucoup de chemin à faire, même si de nombreuses discussions sont engagées en ce sens.

Et vous êtes plutôt optimiste quant au résultat de ces discussions ?

... Wait and see...





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